Migration au Togo : Profil National 2015

Cantidad de páginas: 
164
Año: 
2016
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Resumen Descriptivo: 

Les mouvements migratoires concernant le Togo sont notables aussi bien au niveau interne que vers l’extérieur. Ces dernières années, les destinations se sont diversifiées. Mais les Togolais vont de préférence vers les pays africains (80 %) : le Ghana (415 049), le Nigéria (100 428), la Côte d’Ivoire (55 680), le Bénin (45 498) et le Burkina Faso (23 768). Au regard des statistiques, les pays de l’OCDE sont moins souvent les destinations privilégiées des migrants togolais : l’Allemagne (10 219), la France (9 371), l’Italie (4 422) et la Belgique (2 708). Ces dernières années de plus en plus de togolais émigrent vers les Etats-Unis à travers le programme Green Card Lottery. 
L’émigration des togolais qui a connu quatre phases depuis les années 1960 est sous-tendue par les facteurs suivants : la recherche de formation, les crises socioéconomiques et politiques auxquelles le pays a été confrontées, la recherche du mieux-être économique, etc. 
L’Observatoire ACP sur les migrations estimait le nombre des émigrés togolais à 372 600 en 2011. Cet effectif est beaucoup plus important selon les données de la Direction des Togolais de l’Extérieur qui estime la diaspora togolaise à 1,5 voire 2 millions de personnes. Les femmes émigrent autant que les hommes et généralement plus vers les pays de la CEDEAO. Elles se retrouvent généralement dans le commerce, la restauration, le travail domestique ; leur niveau d’instruction étant faible.   
En ce qui concerne la population immigrée au Togo, elle est majoritairement composée des ressortissants des pays d’Afrique de l’Ouest (90 %) : le Bénin, le Niger, le Ghana, le Nigéria le Burkina Faso et le Mali. De 5 660 en 1960, cette population est passée à 241 212 en 2010 (RGPH4), soit 4,05 % de la population togolaise. Ces migrants travaillent pour la plupart dans le secteur informel, étant souvent peu instruits et peu qualifiés. Les facteurs de l’immigration au Togo sont liés à la stabilité politique dans le pays, à l’essor économique des années 1970, aux facilités offert aux migrants par la législation, aux mesures réglementaires incitatives à l’investissement, à l’hospitalité de ses filles et ses fils. Les étrangers vivant au Togo sont généralement des travailleurs, réfugiés et demandeurs d’asile.
On note par ailleurs le retour d’un effectif assez élevé de migrants togolais (267 454), provenant pour la plupart de pays de la sous-région (Ghana, Bénin, Côte d’Ivoire, Nigéria, Burkina Faso) ; et aussi d’Europe (France, Allemagne, etc.).
En raison de l’exode rural auquel se livre un nombre important de jeunes ruraux au Togo, on assiste à un dépeuplement des villages, le vieillissement de leurs populations et une diminution de la reproduction. Sur le plan socioéconomique, les mouvements migratoires sont à l’origine des investissements étrangers (Bolloré, WACEM, POMAR, etc.) dans le pays  ainsi que des transferts de fonds de la diaspora (de 2000 à 2010 les fonds transférés sont passés de 11,2 à 154 milliards de francs CFA).
Le Togo ne dispose pas de politique migratoire définissant les grandes orientations dans ce domaine ; ce qui ne favorise pas un accompagnement adéquat de la diaspora par le gouvernement. Toutefois, des initiatives (telles que le profil migratoire, l’existence d’un plan stratégique pour la mobilisation de la diaspora togolaise, la création du comité de coordination et de suivi des activités de migration et de développement) sont prises. Sur le plan législatif, le Togo dispose d’un arsenal juridique important en lien avec la migration. On note dans le pays l’existence et l’implication d’institutions étatiques dans la gouvernance de la migration. Il y a également l’apport des organisations de la société civile, des organisations et associations de la diaspora ainsi que des partenaires techniques et financiers qui aident à mieux gérer les migrations togolaises. Mais faire des migrations un outil de développement passe par la mise en place d’un cadre politique pertinent et d’instruments de gestion et de coordination cohérents.

Índice: 
  • Liste des tableaux
  • Liste des graphiques
  • Liste des abréviations et acronymes 
  • Avant-propos
  • Carte du Togo
  • Résumé exécutif
  • Introduction
  • Partie A. Tendances migratoires et caractéristiques des migrants
    • A.1. Mobilité générale
      • A.1.1. Dynamiques migratoires internationales au Togo
      • A.1.2. Caractéristiques des migrations au Togo
      • A.1.3. Identification des facteurs de migration
      • A.1.4. Evolution probable des mouvements migratoires
    • A.2. Immigration
      • A.2.1. Nombre total d’immigrants
      • A.2.2. Les Togolais de retour
      • A.2.3. Facteurs de l’immigration au Togo
      • A.2.4. Types d’immigrants
    • A.3. Emigration
      • A.3.1. Nombre total d’émigrants
      • A.3.2. Facteurs de l’émigration togolaise
      • A.3.3. Types d’émigrants
    • A.4. Migration irrégulière
      • A.4.1. Immigrants en situation irrégulière
      • A.4.2. Emigrants en situation irrégulière
    • A.5. Migration interne
      • A.5.1. Exode rural
      • A.5.2. Migrations interrégionales
      • A.5.3. La migration féminine interne
      • A.5.4. La migration infantile interne
  • Partie B. Effets de la migration
    • B.1. Migration et développement humain
    • B.2. Migration et développement socioéconomique
      • B.2.1. Investissements étrangers
      • B.2.2. Transferts de fonds des nationaux vivant à l’étranger
    • B.3. Emploi et marché du travail
      • B.3.1. Cadre législatif et réglementaire du marché du travail
      • B.3.2. Cadre institutionnel de l’emploi
      • B.3.3. Organisation du marché du travail
      • B.3.4. Chômage et demande d’emploi
      • B.3.5. Offre d’emploi
      • B.3.6. Politique de l’emploi
    • B.4. Développement social
    • B.5. Migration et santé
    • B.6. Migration et environnement
  • Partie C. Gouvernance de la migration
    • C.1. Cadre d’action 
    • C.2. Cadre législatif et réglementaire
    • C.3. Cadre institutionnel de gouvernance de la migration au Togo
      • C.3.1. Structures étatiques
      • C.3.2. Institutions d’études et de recherche
      • C.3.3. Institutions d’intermédiation
      • C.3.4. Institutions de protection sociale
      • C.3.5. Institutions consulaires
      • C.3.6. Partenaires techniques et financiers
      • C.3.7. Organisations de la société civile
      • C.3.8. Organisations et associations de la diaspora
    • C.4. Coopération régionale et internationale
  • Partie D. Principales constatations, conséquences pour l’action des pouvoirs publics et recommandations
    • D.1. Principales conclusions sur les politiques migratoires
    • D.2. Principales conclusions sur les tendances migratoires récentes
    • D.3. Recommandations sur la gestion des migrations et sur sa prise en compte systématique dans les politiques sectorielles
    • D.4. Recommandations pour l’amélioration des statistiques migratoires
  • Bibliographie
  • Annexes
    • Annexe 1 : Tableaux (n° 17 à n° 28)
    • Annexe 2 : Liste des institutions rencontrées
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